Avec l'arrivée du mois d'Août, nous voici au coeur de l'hiver. Durant cette saison, les pluies sont plus fréquentes mais toujours de courtes durées et alternées avec de grands moments de
soleil. Ce qui donne le privilège d'admirer de magnifiques arc-en-ciels bien souvent doubles, qui traversent les champs de cannes à sucre... Une féérie de couleurs offerte grâcieusement par
Dame Nature, qui nous émerveille à chaque fois.
Nous avons eu le plaisir de rencontrer des jeunes mariés de Haute Saône (70), Caroline et Sylvain, venus découvrir les merveilles de l'île dans une période touristique plus calme. Nous nous sommes retrouvés dans le nord de l'île dans le cadre enchanteur de l'hôtel du Canonier.
L'hiver austral, c'est aussi la saison des mariages des Mauriciens de culture indienne.... Le calcul de "la meilleure période de l'année" (effectué d'après les phases de la lune) tombe
avec de fortes probabilités en cette saison. C'est donc l'occasion de s'y laisser inviter pour goûter aux différents plats végétariens. On peut y savourer les 7 Caris traditionnels servis sur
une feuille de bananier, composés de 7 légumes (Giraumon, brède-songe, chouchou, gros pois, bringelle, tamarin...) et achards, accompagnés de Faratas ou de Dhall-Purris, (pains traditionnels
indiens).
Les coutumes ne sont pas que pour les indiens, nous avons pu aussi assister au mariage d'une des cousines de Dominique: Pascale qui s'est mariée avec Joffrey, un Français à l'accent chantant du sud de la France. Après la célébration en l'église de Flic en Flac, tous les invités se sont retrouvés dans un domaine couleur savane à "petite Rivière Noire" pour un repas-buffet en plein air, aux lueurs de photophores roses et blancs et dans l'ambiance du sega mauricien.
Grâce aux grands parents Derrier, nous arrivons enfin à reconstruire l'arbre généalogique de la famille de Dominique du coté maternel. Les nombreuses ramifications rendent le schéma relativement complexe, mais le papy Maurice a terminé sa prise de note et va pouvoir passer quelques jours devant son ordinateur pour pouvoir nous concocter un superbe document avec des photographies (il doit bien y en avoir quelques unes parmi les 3Go de photos).
Celui-ci est encore indispensable pour s'y retrouver parmi les différents visages !
Même si la mer est trop froide pour s'y baigner (environ la température de la manche actuelle). Les pieds ont quand même le droit au sable fin et à l'odeur iodée de l'océan.
Le vent apporte une lègère fraîcheur qui permet quand même de faire quelques pique-niques sous les filaos (les pins mauriciens). Nous avons pu ainsi profiter des plages du sud de l'île, près de
Surinam, sur la plage de Riambel.
Un peu plus loin sur la route côtière se trouve "Rivière des galets", nom donné au village où coule la rivière qui rejoint la mer en créant un passage dans le lagon. Les vagues sont plus violentes et font rouler les rochers les uns contre les autres qui finissent par faire naître les galets. Cette promenade a permis à Sylvie de compléter sa collection de cailloux !
Sur une si petite île, vous remarquerez comme du "Surinam" dans le sud, à "Bar le Duc" dans le centre, parcourir le monde en une heure de voiture est à la portée du voyageur...
Si vous comptez bien, cela fait un an que nous sommes là ! Toujours plus heureux que jamais.
Chaque balade nous ravit comme au premier jour, la palette de la nature mauricienne a toujours le même effet sur nous... imaginez un peu... sur le sol d'une terre ocre et rouge, les délicates
fleurs argentées des cultures de cannes à sucre verdoyantes se découpant sur un fond de ciel grisé rejoignant le lagon turquoise...
Notre maison et son emplacement au coeur de la vie mauricienne poursuivent leur enchantement.
L'approche culturelle se précise, nous commençons à bien cerner le pays avec ses richesses, ses faiblesses. Nous apprenons à nous débrouiller avec quelques mots de créole. Dominique est fier de
son équipe de travail.
Des amis ont déjà programmé leur voyage pour Septembre et Décembre... mais il reste encore du temps pour venir nous voir et découvrir cet univers de vos yeux. Alors... à vos calendriers !