Imaginez un endroit à l'autre bout du monde, sur une surface de 8x18km. Loin des usines, loin des bureaux.
Un endroit où le temps ne semble pas passer à la même vitesse.
Un endroit où il est possible de voir des personnes assises aux bords des routes pour jouer aux dominos.
Un endroit où les chèvres, moutons et vaches se baladent en semi liberté.
Bref un endroit idéal pour s'arrêter...
Le soleil frappe très fort sur l'île, une image typique de Rodrigues sont les femmes qui se promènent sur l'immense lagon en train de pêcher les ourites (famille des pieuvres) avec un large
chapeau tressé.
Même si l'île dépend de Maurice, le contraste y est remarquable, que ce soit au niveau du paysage, de la population ou de la nourriture.
Une chaine montagneuse traverse l'île et sur son point culminant (le mont limon) il est possible de voir le lagon et la mer de tous les cotés. De chaque coté de cette montagne, en descendant vers la mer, les palmiers et les bananiers cèdent la place à un paysage plus jaune, où la sécheresse ne laisse que quelques points de verdure. Comme il n'y a pas d'usines, les Rodriguais vivent (et parfois abusent) des ressources naturelles qui sont présentes sur l'île:La vie sur l'île n'est pas simple pour les Rodriguais. Les gens vivent avec ce qu'ils peuvent, les maisons se construisent doucement, pièces par pièces, étages par étages. Certaines ne servent que pour dormir. Dans ce contexte de pauvreté, l'avenir est limité pour tous les jeunes qui ne veulent pas suivre les traces de leurs parents. La solution reste l'éducation, qui permet de décrocher des bourses pour aller étudier sur Maurice.
Pour nous, ce séjour nous aura enchanté, et nous remercions vivement les collègues de Dominique pour nous avoir offert cette nouvelle lune de miel.