C'est toujours la grande question avant de plonger ses orteils dans l'océan... Nous sommes allés tester pour vous l'eau dans le nord de l'île, sur la plage de Cap Malheureux. Inutile de vous faire une équation très compliquée pour avoir ce chiffre incroyable. Il est vrai que les conditions climatiques de ce début février nous a permis d'atteindre des sommets.
Nous avons profité de l'air marin un peu plus frais que l'air des terres, les pieds en éventails sur le bord du rivage. Une vue à 180° sur la mer, avec en premier plan les barques de pêcheurs, le lagon qui se termine par le brisant et au fond l'île du Coin de Mire. Un poster en temps réel.
Mais vous allez nous dire ... combien ?!!! Eh bien un petit 29° qui se laisse supporter facilement. C'est vraiment surprenant ! Terminée la grimace en s'approchant de l'eau tout en prenant une grande respiration, avec la fameuse théorie ... "ça ira mieux une fois complètement dans l'eau". Une fois que vous y avez gouté, impossible d'aller autre part.
Maha Shivatree, est à nos yeux jusqu'à aujourd'hui la fête Indienne la plus grandiose. Tous les indiens convergent vers le lac de Grand Bassin dans le centre de l'île dans une partie plus
vallonnée.
L'idée est de faire des offrandes dans le lac sacré, et de repartir avec un peu d'eau pour protéger du mauvais sort et des problèmes éventuels de la vie.
Pour que cela fonctionne, il faut venir à pied pour faire ce pélerinage... Partant quelques jours avant la fête, les pélerins marchent en direction du lac sur les chemins, routes, et même sur l'autoroute et de préférence le matin et la nuit où le soleil fatigue le moins. Certains se déplacent en famille ou entre amis et portent des "kanwars", des arches en bois décorées de fleurs qui sont parfois tellement imposantes qu'elles sont posées sur des chariots. Imaginez-vous sur l'autoroute des milliers de gens qui convergent vers le même point...
Des personnes qui viennent des points les plus éloignés mettent plusieurs jours pour arriver jusqu'au lac sacré. Pour aider les pélerins, les municipalités et les communautés indiennes mettent à disposition des abris et de la nourriture tout au long du parcours. Certaines personnes viennent même de La Réunion, d'Afrique du Sud pour faire le pélerinage (non, ils ne marchent pas sur l'eau pour venir jusqu'à Maurice :))
Malheureusement la période chaude n'apporte pas que du soleil, les fortes évaporations d'eau en mer provoquent de grosses masses nuageuses, et avec les jeux des anti-cyclones et dépressions, la météo nous apporte des tempêtes tropicales qui peuvent se transformer en cyclones. Après Anita, Bondo, Clovis, Dora, Enok, Favio, Gamede est passé relativement proche de nous, apportant son lot de pluie et des vents forts de l'ordre de 120km/h et un petit 95% d'humidité.
Tout est prévu ici avec un niveau d'alerte et de communication bien rodés. Une annonce 1 de vigilance, un niveau 2 avec la fermeture des écoles, un niveau 3 où tout le monde reste à la maison ou dans des refuges. Avec ou sans électricité.
Pas de gros dégâts en comparaison à La Réunion, si ce n'est dans notre quartier quelques arbres pliés chez le voisin dont des bananiers... Et un tapis plus qu'épais de feuilles vertes. Heureusement comme vous pouvez le constater ici, la main d'oeuvre est dévouée !
La période cyclonique se termine fin Avril, d'ici là il est possible que quelques tempêtes viennent encore nous chatouiller. Humba est passé bien à l'est et ne passera pas près de nous.